PRINCIPE

 

INTRODUCTION

Tous les systèmes modernes d’amplification et d’enregistrement sont, de part leur nature, électriques. De ce fait, avant qu’un son puisse être traité d’une quelconque manière, il doit au préalable être converti en un signal électrique compréhensible par le système qui devra le traiter. Et pour ce faire, il nous faut un microphone. Le problème est que, a l’inverse de l’oreille humaine qui est extrêmement bien conçue, il n’existe pas un seul microphone convenant parfaitement à tous les types de travaux

- il en existe de plusieurs sortes et de différentes tailles, chacun conçu pour mener à bien des tâches tout à fait spécifiques. C’est pourquoi, le premier problème sera de décider quel microphone choisir en fonction d’une application particulière.

Après avoir sélectionné le micro approprié, reste la question de le positionner de la manière la plus judicieuse par rapport à la source sonore, cela afin de capter le son voulu. Et souvent, le son recherché n’est pas nécessairement le plus naturel, la prise de son de proximité d’une batterie acoustique en musique pop ou rock en est un parfait exemple. Dans ce dernier cas, nous allons à la recherche d’un son nettement plus “gros” que le son réel.

Le son est créé lorsqu’un objet vibrant (comme la caisse d’une guitare acoustique ou la peau d’un tambour) met à son tour l’air environnant en vibration, cela dans les limites de la gamme des fréquences de l’audition humaine. Lorsque cette vibration atteint nos oreilles, elle fait vibrer nos tympans, ce que le cerveau percevra comme un son.

Cependant, même nos oreilles ont leurs limites et le système d’audition humain n’est capable, au mieux, que de détecter les vibrations de l’air qui sont comprises entre 20 Hz et 20 kHz (de vingt vibrations par seconde jusqu’à vingt mille); bien qu’il existe des différences entre individus. La limite supérieure de l’audition se détériore avec l’âge: selon une règle empirique, nous perdons i kHz par tranche de 10 ans d’âge.

Il est important de remarquer que, bien que le son voyage à la vitesse de 334 mètres par seconde (dans l'air sec), l’air en tant que tel ne bouge pas. On explique souvent, dans les manuels, la manière dont le son se propage par comparaison avec les ondulations causées par le jet d’une pierre dans un étang. Un bouchon en liège posé sur l’eau montera et descendra au rythme du passage des ondulations, mais ne voyagera pas avec elles puisque l’eau elle-même ne s’éloigne pas du point où la pierre l’a pénétrée.

Le son se comporte à peu près de la même façon, excepté que les ondulations s’éloignent dans toutes les directions de manière sphérique et, au fur et à mesure que la sphère s’étend, l’énergie sonore s’affaiblit. De plus, même les sons relativement forts (à moins que vous ne soyez situé très près de ceux-ci) impliquent des niveaux d’énergie acoustique assez faibles. Tout cela concourt donc à rendre la tâche du microphone encore plus ardue. En effet, ce dernier doit convertir cette faible quantité d’énergie acoustique en un signal électrique significatif.

 

TRANSDUCTEURS

Tout instrument conçu pour convertir une forme quelconque d’énergie physique en énergie électrique (ou vice versa) porte le nom de transducteur. Il y a, par exemple, des transducteurs de pression utilisés dans les pèse-personnes électroniques, des transducteurs de lumière telles les cellules photoélectriques employées dans les posemètres photographiques, des transducteurs de température dans les thermomètres et les thermostats électroniques et, enfin, des transducteurs qui convertissent un mouvement en électricité.

Les microphones appartiennent à cette dernière catégorie. Mais, jusqu’à présent, il n’existe aucun moyen de transformer directement la vibration de l’air en électricité. C’est pourquoi, tous les micros disponibles dans le commerce utilisent une forme quelconque de diaphragme léger que l’air vibrant est capable de mettre en mouvement. En fonction de la vibration de l’air, la pression de celui-ci fluctue dans le voisinage du diaphragme du micro, ce qui déplace ce diaphragme vers l’avant et vers l’arrière sur une courte distance. Pour transformer ce petit mouvement en signal électrique, il faut encore disposer d’un moyen de mesure du mouvement en question.

C’est de la nature de ce moyen que dépendra le type du microphone. Le résultat sera un signal électrique dont la tension augmentera ou diminuera en fonction inverse de la pression d’air engendrée par le son d’origine.

On pourrait affirmer que, puisque nous n’avons besoin que de deux oreilles pour entendre n’importe quel type de son à n’importe quel niveau, Il devrait être possible de fabriquer un microphone unique convenant pour tous les travaux d’enregistrement. Certains des modèles les plus chers se rapprochent de cet idéal, mais la vérité est que la technologie des micros est loin d’être parfaite et que pour que l’un de ceux-ci fonctionne particulièrement bien dans un domaine, il est en général nécessaire de faire des compromis sur ses performances dans un autre. Par exemple, un micro conçu pour avoir un très faible bruit de fond peut ne pas avoir une réponse en fréquence aussi bonne qu’un autre ou ne pas répondre avec autant de précision aux sons d’incidence hors-axe (c’est-à-dire les sons n’apparaissant pas directement face à lui). Par ailleurs, tout le monde ne peut se permettre d’acheter les micros les plus sophistiqués. Il est donc important de savoir quels compromis ont été apportés sous prétexte d’économie et comment ces derniers affecteront le fonctionnement du micro dans des situations d’enregistrement ou de sonorisation données.